
Mais qui a tué Marcel ?
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A propos de ce film
" Dès l’affiche, le ton est donné.
Dans cette enquête aux allures de comédie, nous plongeons dans un petit village du Périgord, où une gendarmette respecte la hiérarchie militaire avec une intelligence et une subtilité de féministe, des ados bien dans leur époque, et un commandant Poussain, un ex de la brigade des mœurs, machiste, un peu alcoolique, se retrouvent face à une série de meurtres. Cinq, dix, peu importe : l’essentiel demeure la question cruciale qui enflamme les esprits du coin :
« Mais qui a tué Marcel ? »
La trame développe une ironie saisissante tout en évoquant l’arrière-plan de la première grande sécheresse de 1976, un été particulièrement marquant. Évoquant subtilement le changement climatique, le film oscille entre comédie burlesque et réflexion plus profonde sur une époque où le réchauffement climatique n’était pas encore un constat . Chaque réplique est imprégnée de ce double-niveau de lecture. On rit, certes, mais on n’oublie pas de penser. "
Daniel Avis Tapages
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INTERVIEW DU PREMIER RÔLE MASCULIN ET SCENARISTE
Philippe Hayot : « J’ai d’abord fait du théâtre amateur pendant six ans, puis écrit des sketchs qui ont constitué un spectacle. Jean Marc le réalisateur du court métrage « Qui a tué Marcel ? » m’a demandé d’écrire un scénario qui lui fasse suite : c’était ma première fois ! Puis il m’a proposé d’en être l’acteur principal.
L’écriture puis les répétitions de scènes avec les acteurs se sont faites d’août 2022 à mars 2023 pour un tournage en juin, juillet 2023.
Par rapport au théâtre, le cinéma demande des aptitudes particulières, notamment pour les gros plans silencieux qui doivent être expressifs. Cependant il est moins stressant que le théâtre avec son exposition en direct au public. Au cinéma on peut retourner les prises jusqu’au résultat final dont les spectateurs seront les juges par leurs rires. »

INTERVIEW DU PREMIER RÔLE FEMININ
Valérie Duprez : « J’ai fait du théâtre depuis plusieurs années ce qui m’a aidé à exister mais le tournage de film a le bonheur de l’interaction avec tous les acteurs, y compris les jeunes. J’ai dû aussi improviser pendant le tournage quand cela le justifiait, avec la possibilité de refaire plusieurs fois les prises, alors qu’au théâtre, devant le public je n’ai pas le droit à l’erreur. Il y avait une belle ambiance de tournage entre les acteurs amateurs, on continue à être en contact, on attend avec impatience la sortie en salle et j’ai bien envie de faire un autre film. »

INTERVIEW de L’INGENIEUR DU SON pour le MIXAGE
Harald Maury *: « J’ai collaboré bénévolement à quelques courts métrages mais c’est la première fois en 60 ans de carrière, dont 32 films pour Claude Lelouch, que je le fais pour un long métrage de fiction amateur. La qualité de jeux et de tournage est tout à fait à la hauteur des professionnels, je vous ai fignolé le son. Vous pouvez espérer une bonne réception du public pour un mini budget mais un maxi engagement. L’utilisation des dernières techniques vont permettre à tout le monde d’utiliser ce moyen d’expression artistique. »
* 2 César son pour Subway et Carmen.
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INTERVIEW de la RESPONSABLE des ENFANTS
Giovanna : « Les enfants ont été passionnés par ce tournage où ils pensaient être figurants or ils ont été acteurs. Mon fils s’est mis au théâtre au lycée, ma fille veut être réalisatrice. Depuis les enfants filment avec leurs peluches des petits films d’animation et surtout ils ne regardent plus les films de la même façon. »

INTERVIEW DU REALISATEUR
JM Merlent« Ce projet a commencé comme un défi aux nouvelles technologies : peut-on réaliser un « vrai » film de salle de cinéma avec presque 0 €, la technologie 4K devrait le permettre, donc allons-y ! Avec « Mais qui a tué Marcel ? ». Dès le titre la question est posée, avec Philippe Hayot nous avons décidé d’y répondre en reprenant l’enquête. Nous sommes dans un petit village du Périgord avec ses habitants , jeunes et vieux, ses habitués du bar, son manque d’eau et son maire qui veille sur tout et sur tous. Comique, oui à 100 % mais l’histoire se passe pendant la sécheresse de 76 : elle va émailler au quotidien la vie des personnages tout au long du film, ils parlent chaque jour de la pluie et du beau temps, sauf qu’ il n’y a plus de pluie. Cette canicule 76, nous la regardons avec nos yeux d’aujourd’hui. C’est la première grande manifestation du réchauffement climatique, mais nous ne le savions pas encore. Si l’histoire est une fiction, chaque élément d’actualité cité dans le film est vrai ,vérifié et vérifiable ! »
